Le psychomotricité : C’est quoi ? C’est pour qui ?

MATASSONI Robin – Psychomotricien

06 33 89 00 89

Bilans et séances de psychomotricité sur rendez-vous

 

La psychomotricité qu’est ce que c’est ?

La psychomotricité est une approche holistique de la personne : le corps et le psychisme sont appréhendés simultanément et jamais dissociés (composantesmotrices, sensorielles, cognitives et affectives sont interreliées chez chacun dans un contexte personnel unique).

Dans le corps s’expriment des tensions, des dysfonctionnements, des souffrances et des douleurs, des modes de relation aux autres qui entravent les processus d’évolution et d’adaptation.

Le psychomotricien aide le patient à les exprimer et à les dénouer, à la fois par l’analyse des échanges non verbaux, des manifestations corporelles mais également par l’intermédiaire de jeux spontanés, de « mises en situation » psycho-corporelles et émotionnelles (relaxation, respiration, expression corporelle, parcours moteurs …).

Le soin psychomoteur a pour objectif d’aider le patient à développer, restaurer ou renforcer ses capacités psychomotrices afin d’atteindre une meilleure harmonie dans son corps et dans son rapport aux autres et à son environnement (apprentissages scolaires comme plus généraux, vie social, etc…). En bref à « être mieux dans sa tête et dans son corps ».

Annexes :

Vous trouverez ci-joint deux bandes dessinées qui traitent avec panache de notre métier : BDP_Ep1.2MD(1)  et   BDP_Ep2.3MD(1)

Mais également ce court passage radiophonique sur france inter

Le psychomotricien qui est-il ?

Le psychomotricien est un soignant de statut paramédical. Reconnu par un diplôme d’état, il exerce sur prescription médicale.

Décret n°88-659 du 6 mai 1988 relatif à l’accomplissement de certains actes de rééducation psychomotrice – Article 1 | Legifrance

Son action présuppose deux phases :

  1. le bilan psychomoteur consiste en l’expertise du psychomotricien. Il s’intéresse à la manière dont la personne vit, perçoit, se représente et utilise son corps. Pour les enfants, il correspond à une photographie du développement à un moment donné. Au cours du bilan, le thérapeute propose différents tests, jeux et activités motrices mettant à l’œuvre les fonctions psychomotrices.
  2. L’accompagnement psychomoteur, il est adapté au patient et à ses problématiques misent en évidence au travers du bilan. Le suivi est guidé par un projet thérapeutique en alliance avec le patient et sa famille si celui-ci est mineur, mais également en complémentarité avec d’autres soignants dans le cas où le patient bénéfice de plusieurs suivis.

L’accompagnement est régulièrement réévalué.

outils-et-médiations-10.png

Qui est concerné ?

Le psychomotricien accueille toute personnes ayant des difficultés psychiques ou corporelles quelles que soit son âge.

Chez le tout-petit, les motifs de consultations fréquents sont les retards de développement psychomoteur autour de l’acquisition du ramper, 4 pattes, de la marche… Il peut également concerné les troubles de la sensorialité (hypo ou hypersensibilité) ainsi que les troubles de l’interaction et de la communication.

Chez l’enfant, d’autres enjeux sont présents. Les demandes peuvent concerner des retards psychomoteurs auxquels on évoquera des troubles de la coordination/dissociation (motricité globale engendrant maladresse, chute, motricité fine peu précise). La psychomotricité est également indiquée dans le cadre des troubles des apprentissages (dyspraxie, dysgraphie, TDA/H), troubles de la sphère autistique comme troubles du comportement (difficultés de gestion émotionnelle, anxiété, inhibition ou encore intolérance à la frustration).

Chez l’adolescent, le motif de consultation concerne une découverte tardive de troubles des apprentissages, mais également des problématiques plus ciblées telles que les troubles de l’image du corps, des conduites alimentaires ou encore des difficultés de gestion du stress.

Chez la personne âgée, la psychomotricité est indiquée lors de perte d’autonomie, de maladies dégénératives (Parkinson, Alzheimer, perte des repères spatiaux et temporaux, difficulté de régulation tonique et anxiété), ainsi qu’en action préventive ou rééducative autour de la chute et des problématiques posturales et vestibulaires qui y sont liées.